Journées techniques Suisse des installations à câbles Bienne 

Le thème de ces journées « Energie et news de la branche » promettait de rendre le congrès de cette année, qui s'est déroulé du 7 au 10 octobre 2011 à Bienne, passionnant. Les intervenants ont su nous convaincre par leurs exposés. La présence du nouveau président des RSM,, Dominique de Bumann a souligné la collaboration constructive entre l'UCT et les RMS et l'assemblée générale a élu un nouveau président. Bienne a, à tous points de vue, convaincu.

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Les premiers participants avaient déjà rejoint Bienne dans la soirée de mercredi. Environ 140 personnes se sont réunies au Restaurant La Rotonde. Le premier jour, les exposés ont commencé par les mots de bienvenue de notre  président, Peter Julen, qui nous quittait. Il a remercié le comité d'organisation sous la direction de Josef Summermatter pour l'impeccable préparation de ces journées. Il est revenu sur ses 20 ans d'activité au comité à l'occasion de ces journées techniques des installations à câbles et de la 54ème assemblée générale de l'UCT. Il a pu constater que notre association s'est créé une grande réputation largement au-dessus des frontières nationales. 

Les petits skilifts et bandes transporteuses 

Notre modérateur éprouvé, Christoph Meier, nous a guidés dans le programme de la journée. Le directeur de l'IKSS, Reto Canale, a été le premier orateur à intervenir. « Il s'est félicité d'être présent déjà pour la 9ème fois en tant qu'intervenant auprès de  l'UCT, l'échange d'informations avec les responsables techniques des transports à câbles étant pour lui important ». Les 29 incidents constatés l'année dernière ont entraîné 12 blessés et malheureusement deux cas mortels. 15 incidents sont dus à un mauvais comportement des utilisateurs, 5 cas ont été provoqués par le personnel et 3 par des insuffisances techniques. Les dossiers standards des bandes transporteuses et petits skilifts réduisent à un minimum la procédure d'autorisation. Ils doivent être adressés auprès de l'IKSS, cependant au minimum quatre semaines avant la mise en service prévue. La convenance du nouveau site doit être vérifiée si de petits skilifts existants ou des bandes transporteuses doivent être déplacés dans un nouvel endroit. Dans certains cantons il existe la possibilité de pouvoir obtenir une autorisation d'exploitation sur plus d'un site. Les transformations qui doivent être réalisées sur d'anciens petits skilifts sont soumises à autorisation. En cas de transfert de l'autorité d'exploitation, il faut, en dehors de  l'adaptation de l'assurance responsabilité civile, en particulier s'assurer que le nouveau titulaire de l'autorisation d'exploitation peut assurer correctement l'exploitation et la maintenance.

 

Il a rappelé, en ce qui concerne l'obligation de diligence, qu'elle doit être assurée de façon fiable. Malheureusement les entreprises membres ne sont pas toujours rendues attentives à la mission de l'IKSS. Des poids de tension non dégagés ou des installations électriques mal réparées constituent malheureusement des exemples qui se présentent régulièrement. Etant donné que l'IKSS a plus de 879 skilifts à contrôler, la sécurisation des pistes d'accès est d'une grande importance. Heureusement merci, il y a suffisamment de bons exemples de respect de l'obligation de diligence. Le concordat est reconnaissant d'annoncer aussi les « accidents manqués ». Cette obligation d'annonce est utile pour la prévention. Le slalom sur les skilifts n'est pas un délit à prendre à la légère. Malheureusement celui-ci est souvent à l'origine de déraillements et d'accidents graves. La surveillance des skilifts dans la station inférieure, sur leur tronçon, de même qu'à la station supérieure mérite une attention particulière. Les autorisations d'exploitation existantes peuvent sans problème être prolongées si l'obligation de diligence est respectée, dans la mesure où IKSS a effectué des inspections périodiques. L'IKSS est volontiers à disposition pour donner tout éclaircissement. 

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Série de normes SIA 269 

Thomas Lang, chef de la section technique de construction de l'OFT, a fourni des indications dans son exposé « Série de normes SIA 269 pour la préservation des ouvrages porteurs ». 49 incidents (dont 23 accidents) ont eu lieu l'an dernier sur les 638 installations concessionnaires de Suisse. 24 personnes ont à cette occasion été blessées et, dieu merci, on n'a compté aucun mort. Etant donné que les chutes de télésièges ont plus que doublé par rapport à l'année précédente, une plus grande attention doit être observée à ce sujet dans l'instruction du personnel. Le fait qu'un plus grand nombre d'incidents n'est pas enregistré avec 215 millions de passagers relève du mérite des directeurs techniques. La série de normes SIA 269 englobe toutes les normes, les principes, les influences, les normes spécifiques de construction et géotechniques. Une norme pour l'évaluation sismique des ouvrages porteurs est en cours d'élaboration. Pour l'utilisateur, la délimitation entre les nouveaux et les anciens ouvrages porteurs est essentielle. La série de normes SIA 269 ne doit être utilisée que pour les installations de transport à câbles existantes. La série de normes SIA 260 doit l'être pour les nouvelles installations de transport à câbles. En résumé on peut constater que la législation applicable définit les spécifications de  maintenance, comme l'indque Thomas Lang. 

Ordonnance révisée sur les transports à câbles 

Urs Amiet, section surveillance de la sécurité de l'OFT, a fourni des indications sur la nouvelle ordonnance sur les transports à câbles, en vigueur depuis le 1er avril 2011. Les représentants des associations, les fabricants des câbles et transports à câbles, tous les services de contrôle de câbles, les centres d'accréditation suisses, les experts, de même que les représentants des autorités de surveillance ont collaboré à cette nouvelle ordonnance. Les checklistes initiales doivent être adaptées en cas de besoin. Le contrôle visuel des câbles bénéficie d'une attention élevée et est prévu dans les dispositions précises des normes EN prochainement révisées, c'est-à-dire que les inspections visuelles doivent être planifiées, appliquées et documentées. Ceci s'applique aux câbles sur la totalité de leur longueur, de même qu'à leurs fixations terminales ou épissures. Il existe en Suisse un standard de formation élevé grâce aux cours de formation actuellement existants « Technique des câbles » et « Inspection visuelle des câbles ». Depuis 2007 les dispositions des normes européennes, également définies comme standard, doivent être ajoutées. Dans la nouvelle ordonnance, la notion de « Critères de dépose » est clairement décrite avec des notions telles que la limite d'endommagement ou la limite d'utilisation admissible. On doit faire appel à un spécialiste si ces valeurs limites sont atteintes. Les divers travaux sur les câbles ne doivent plus être annoncés à l'autorité de surveillance. Seul le remplacement de câbles doit l'être. Cet état de fait ne modifie en rien l'obligation d'enregistrement. Il est de la responsabilité du directeur technique et dans l'intérêt de l'historique des câbles de documenter les travaux effectués sur ceux-ci. La nouvelle ordonnance sur les câbles influence également la pratique de surveillance dans le domaine des câbles de l'OFT. Les câbles et liaisons de câbles, c'est-à-dire les épissures et liaisons terminales sont, à partir de l'année prochaine, soumis à un plus grand nombre d'audits et de contrôles de fonctionnement, de manière à pouvoir encore augmenter la sécurité. 

Utilisation efficace de l'énergie 

Le nouveau président des remontées mécaniques suisses (RMS), Dominique de Buman, a évoqué dans son exposé les « visions du président des RMS sur l'énergie de l'avenir », suivant lesquelles sans les ressources naturelles que sont le climat, l'air et le sol , notre tourisme ne fonctionnerait pas. Les RMS misent sur l'environnement et la durabilité et ont des objectifs ambitieux à ce sujet. Voici environ deux ans qu'une déclaration d'intention, selon laquelle les véhicules de piste ne sont, depuis le 1er janvier 2010, mis en circulation qu'avec des filtres à particules ou une technologie équivalente, a été signée conjointement par le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) et  les RMS. Le changement climatique sera dans l'avenir une composante incontournable de la stratégie d'affaire pour 80 pour cent des remontées mécaniques. Les entreprises s'attendent à des répercussions importantes du changement climatique sur leur branche. D'autre part les RMS ont attribué un mandat pour effectuer une étude sur le management de l'énergie dans les remontées mécaniques, la quelle a ,entre temps, été fournie et indique les possibilités de réduction des coûts d'exploitation, d'énergie et de maintenance, de même que les sources d'énergie alternatives pour la branche. Le management complet de l'énergie selon les conceptions des RMS a en premier lieu pour but une utilisation efficace de l'énergie, comme l'a expliqué le président de l'association. 

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Demande d'une planification adaptée aux besoins 

Nous avions tous mérité un petit en-cas au foyer de la Maison des Congrès après cet intéressant exposé du président de l'association RMS, Dominique de Buman. A cette occasion des contacts ont pu s'établir entre les membres et les nombreux stands d'exposition des fournisseurs visités. Mark Iten, conseiller en énergie des FEM, s'est consacré au thème de l' « efficacité énergétique dans les entreprises de remontées mécaniques ». Si notre société ne relève pas le défi de l'efficacité énergétique, cela aura des répercussions catastrophiques pour nous. Des réseaux instables, des défaillances de production, des manques d'approvisionnement en nourriture, des goulets d'étranglement dans l'alimentation en eau, des lacunes d'alimentation en courant et des augmentations de prix en seraient la conséquence. Des potentiels d'économies, en particulier dans les installations de transport, l'enneigement, de même que la gastronomie, existent dans le domaine des remontées mécaniques. En ce qui concerne les entreprises de transport, on peut déjà économiser beaucoup avec la vitesse et le choix du moteur. De nouveaux moteurs à courant alternatif et à variateur de fréquence permettent dès aujourd'hui d'importantes économies d'énergie. Les moteurs IE3 atteignent un rendement de 97%. En ce qui concerne l'enneigement technique, il est avantageux d'y procéder avec un point de rosée bas. Les lances d'enneigement sont fondamentalement plus efficaces sur le plan énergétique que les machines à hélice. De l'énergie peut également être économisée par l'optimisation des compresseurs d'air comprimé. Dans le domaine de la gastronomie, des exemples simples permettent aussi d'économiser beaucoup d'énergie, par exemple ne pas pratiquer les maintiens au chaud au maximum, ne pas régler les congélateurs à moins de 15 degrés. Veiller aux classes énergétiques nécessitant le minimum d'énergie lors de l'acquisition de nouveaux appareils. Un dimensionnement de la cuisine adapté aux besoins, de même qu'une gestion des charges favorisent également l'efficacité énergétique. 

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Production de courant décentralisée sur l'exemple des nouvelles énergies renouvelables 

Benjamin Märklin, directeur d'Asset Management & Services de sol-E Suisse, a montré dans son exposé « Défi de la production décentralisée de courant » de quelle façon on pouvait réagir à la sortie du nucléaire qui a été décidée et quelles sont les dépendances et limites existantes dans la pratique. Les tâches sont énormes, car aujourd'hui les centrales atomiques couvrent environ 40% des besoins en courant de la Suisse. On entend sous la notion de « production décentralisée » la production de courant par de nombreuses centrales de moindre puissance. La production décentralisée est en conséquence l'opposé de la production d'électricité conventionnelle avec quelques grandes centrales. Les technologies de l'éolien, de la petite hydraulique, de l'énergie solaire, de la biomasse fermentable, de l'énergie du bois, de la géothermie et du couplage chaleur -force sont typiquement utilisées pour la production décentralisée. Il s'agit donc des nouvelles énergies renouvelables avec un complément de couplage chaleur-force. 

Théoriquement le potentiel d'énergie à disposition en Suisse par le vent, l'eau, le soleil, la biomasse et la géothermie est très important. Cependant ce potentiel théorique se réduit de façon très marquante, étant donné que la technique, la rentabilité, la législation et la société ont également leurs limites rendant des parties de ce potentiel inaccessibles. En conséquence, pour développer une alimentation en énergie décentralisée, les conditions préalables, comme par exemple la simplification des dispositions de l'aménagement du territoire, l'accroissement de la rentabilité des projets et l'amélioration de leur acceptance, doivent être optimisées pour développer une alimentation décentralisée en énergie. Une production décentralisée signifie non seulement des adaptations côté centrales, mais également, du point de vue du réseau de distribution d'électricité : par exemple de nouvelles lignes doivent être construites pour amener le courant des éoliennes placées sur les collines jusqu'aux centres urbains. On peut se demander si de tels réseaux d'électricité supplémentaires peuvent être réalisés dans n'importe quel paysage, car l'acceptance de la construction de lignes aériennes constitue toujours un problème important. D'un autre côté, les réseaux enterrés reviennent plusieurs fois plus cher. 

La nécessité de disposer constamment de suffisamment de capacités de backup (redondances) dans le cas où le soleil ne brille pas, ou lorsque le vent n'entraîne pas les éoliennes, constitue un défi important posé par les énergies renouvelables. La sortie du nucléaire nous impose donc clairement des capacités de backup supplémentaires dont la constitution entraîne d'importants investissements. Un autre effet colatéral est le suivant : du fait de l'importante production de courant des cellules solaires produisant en particulier pendant la période autour de midi, le prix du courant de pointe se réduira sur le marché. Le prix du courant de charge de base continuera par contre à rester sans modification, étant donné que les cellules solaires ne produisent rien la nuit. Cette hypothèse d'évolution des différences de prix réduit la rentabilité des centrales de pompage d'accumulation  qui assurent justement, dans le parc de centrales recherché (beaucoup de centrales d'énergie renouvelable), une contribution importante à la stabilisation du réseau (compensation de l'offre et de la demande). 

La réalisation de « Smart Grids » (réseaux de transport intelligents) qui garantissent de façon équilibrée et intelligente la production et la consommation d'énergie est envisageable. Mais ne nous laissons néanmoins pas décourager. Le Danemark a pu en dix ans passer d'une alimentation en énergie centralisée à une alimentation décentralisée. Pourquoi ne réussirions-nous pas ? Ces aspects de développement du réseau, de capacités de backup, de même que les investissements qui en  sont la conséquence doivent être intensivement soulignés dans les discussions sur la politique énergétique. Saisissons cette chance unique ! 

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Deux méthodes conduisent à la réduction des émissions 

Michael Kuhn, directeur du développement de Kässbohrer, a informé les participants sur les futures prescriptions de gaz d'échappement, de même que sur les deux technologies pour les réduire. Kässbohrer est parfaitement armé pour répondre aux nouvelles prescriptions sur les gaz d'échappement qui entreront en vigueur à partir de 2011 et 2014 en Europe, aux USA et au Japon en raison du perfectionnement continu de la gamme PistenBully. Dans cette perspective, l'entreprise teste actuellement un entraînement diesel-électrique de ses véhicules. 

Les répercussions négatives des gaz d'échappement des carburants, en particulier du dioxyde de soufre (NOx) et des poussières fines, sur la qualité de l'air et de la santé sont bien connues. L'UE a, dès 1999, approuvé une loi pour atténuer les conséquences négatives de la pollution de l'air (UE étape 1), qui définit de strictes limites d'émissions de NOx et de poussière fine pour les véhicules diesel et à essence. Jusqu'en 2011, l'UE étape 3A et l'ordonnance américaine EPA Tier 3 sont encore applicables. A partir de 2011, l'UE étape 3B et EPA Tier 4 entrent en vigueur, suivies en 2014 de l'UE étape 4 et EPA Tier final. Kässbohrer fait appel sur ses moteurs à deux méthodes pour atteindre ces prescriptions de gaz d'échappement. La technologie SCR des moteurs Mercedes-Benz, qui, par exemple, est utilisée sur le PistenBully 600 et la technologie AGR dans des moteurs Cummins, montés dans les PistenBully 400 ou Formatic 350, toujours en combinaison avec des filtres à particules. Kässbohrer  équipe par étapes tous les PistenBully de la technologie de moteur correspondante pour satisfaire aux futures exigences des ordonnances sur les gaz d'échappement. Si la date de fabrication des moteurs 3B est antérieure au délai d'introduction de la nouvelle classe de gaz d'échappement, ils peuvent continuer à être vendus pendant deux années supplémentaires. 

Technologie SCR 

Dans la technologie SCR, la réduction des émissions d'oxyde d'azote intervient dans un catalyseur céramique en aval -le SCR. Une solution d'urée non toxique et sans odeur AdBlue est nécessaire pour ce procédé. Elle est  pulvérisée dans le flux de gaz d'échappement et provoque dans le catalyseur la conversion d'oxyde d'azote en vapeur d'eau et azote élémentaire, un composant naturel de l'air. Les inconvénients sont avant tout la nécessité d'une installation de gaz d'échappement en acier inoxydable pour prévenir la corrosion due à l'urée, une périphérie SCR coûteuse, un réservoir d'urée chauffé et une installation d'air comprimé pour la pulvérisation de la solution d'urée. 

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Technologie AGR 

La technologie AGR recycle une partie des gaz d'échappement refroidis dans le moteur pour maintenir à un faible niveau la température de combustion et la formation de NOx. Toutefois, pour respecter les valeurs applicables aux particules, un filtre à particules doit encore être utilisé. Cette technologie n'exige, il est vrai, pas d'autres composants de réduction, à cet effet le compartiment du moteur doit être plus grand et un filtre à particules plus important monté. D'autre part une capacité de refroidissement supplémentaire de 30%, de même que des carburants à faible teneur en soufre sont nécessaires. Les deux technologies, la technologie AGR avec filtre à particules et le système SCR sont nécessaires pour pouvoir atteindre l'UE étape 4 (Tier 4 final). En conséquence on peut attendre ces développements avec impatience. 

Assemblée générale 

Dans son discours d'ouverture, le président Peter Julen remercie le comité d'organisation sous la direction de Josef Summermatter de la parfaite organisation de ces journées. Il s'agit maintenant de mettre en œuvre les thèmes intéressants abordés « Energie et news de la branche ». Dans son rapport annuel, il a évoqué l'étroite coopération avec les RMS et la bonne collaboration avec l'OFT. Les chiffres d'affaires en recul de l'hiver dernier et la force du franc suisse obscurcissent l'environnement. L'ordonnance antérieure sur les câbles a été revue avec la collaboration des institutions des transports à câbles et est entrée en vigueur le 1er avril 2011. Le nouveau président, Dominique de Buman et le directeur Ueli Stückenberger à la tête des RMS ont pris leurs fonctions et nous nous réjouissons de la poursuite d'une collaboration constructive.

A l'UCT, le changement de président a lieu aujourd'hui. Cette année 24 téléphéristes et mécatroniciens en téléphériques ont passé leur examen de fin d'études. Il remercie tous les membres de la confiance qu'ils lui ont témoignée pendant son mandat de président et souhaite de bons voeux pour l'avenir de l'association. Le procès-verbal de l'assemblée générale de St. Moritz, le rapport annuel du président, de même que les comptes 2010 sont approuvés sans opposition. En ce qui concerne les cotisations annuelles, le président propose de maintenir la cotisation des membres A, cependant d'accroître à nouvellement Fr. 120.-- celle des membres B actuellement de Fr. 80.--. Cette  proposition est adoptée à l'unanimité. Au point Elections de l'ordre du jour, le président communique que lui-même  (depuis 1991) et Peter Pfister (depuis 1995) se retirent de leurs fonctions au comité. Peter Pfister, président de la commission paritaire pour les journées techniques, membre du conseil de formation, a fait preuve d'un grand engament au comité et s'est intensément consacré à l'enseignement. Le vice-président, Luca Jardini, remercie le président pour les services rendus. Pendant 20 ans, Peter Julen s'est consacré avec un grand engagement à répondre aux demandes des membres, de même qu'à développer et à associer l'UCT dans le réseau de la branche des remontées mécaniques. On lui doit un grand merci. Deux téléphéristes avérés, Reinhard Lauber (Zermatt Bergbahnen AG) et Peter Lussi (Titlis Rotair Bergbahnen AG) ont été proposés nouvellement au comité. Ces deux personnalités sont élues à l'unanimité par applaudissements. Laurent Vaucher (Télé-Thyon SA) est élu nouveau président. Michel Waeber de Charmey est confirmé pour un nouveau mandat. L'ingénieur et directeur de Télé-Thyon Laurent Vaucher adresse des remerciements pour la confiance qui lui a été témoignée. 

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Mutations et divers 

Les demandes d'admission de 30 membres A et 7 membres B sont présentées. Tous les candidats sont acceptés par applaudissements. 7 membres se retirent dans les rangs des vétérans. On compte 7 sorties de membres A et 2 sorties de membres B. Au point Divers de l'ordre du jour, la région touristique d'Adelboden, choisie pour les prochaines journées techniques, se présente. Elles auront lieu du 10 au 12 octobre 2012 à Adelboden. Le président sortant remercie le comité d'organisation placé sous la direction de Josef Summermatter pour ses exceptionnelles journées techniques Suisse et souhaite à tous les participants de la bonne visite de l'exposition, de même qu'une saison hivernale réussie et sans accident.

 

Après l'assemblée générale, le temps était venu des conversations avec les fournisseurs. 43 exposants étaient réunis au foyer et à l'entrée de la Maison des Congrès. L'échange d'informations entre les directeurs techniques et les fournisseurs a été largement utilisé. Un apéritif et un souper ont eu lieu autour de 19 h 00 à la Maison des Congrès. L'ensemble Coloro, qui s'est produit pendant le souper, a été largement apprécié. 

Protection contre les arcs - Que faire ? 

Bernhard Bislin a présenté le premier exposé du vendredi matin sur le thème « Activités sur les installations électriques, nouvelles directives, protection contre les arcs - que faire ? ». Ce spécialiste avéré en sécurité a présenté, sur la base de deux films, ce dont était capable un arc de court-circuit de 10 kA pendant 1 sec : les vêtements de la poupée expérimentale ont brûlé et les parties découvertes du corps ont subi de fortes brûlures. Etant donné que le nombre d'accidents électriques professionnels s'est constamment accru au cours de ces dernières années, il est pour les responsables des remontées mécaniques particulièrement important d'identifier des commutations des installations électriques présentant des dangers. La charge doit prioritairement être impérativement coupée lors de travaux sur des installations électriques. L'équipement de protection adéquat doit être correctement porté et les travaux ne doivent être réalisés que par du personnel spécialisé formé. La nouvelle directive ESTI 407.0909 peut être obtenue auprès de l'Inspection fédérale des installations à courant fort. Elle montre en particulier comment protéger les personnels et matériels selon le principe des mesures Top : technique, organisation (formation et équipement de protection) et personnel (comportement des collaborateurs).  Les propriétaires d'installations électriques doivent tenir compte des points suivants : a) Existe-t-il un concept de sécurité, b) les installations électriques sont-elles fermées, c) définition des collaborateurs ayant droit d'accès, d) la formation de ces collaborateurs est-elle assurée, e) l'équipement de protection personnel est-il à disposition et le concept est-il surveillé, corrigé et adapté de façon correspondante.

 Nettoyage des câbles avec le procédé à jet de neige carbonique 

Swen Müller peut rendre compte du procédé à neige carbonique (TESV) en Allemagne à partir de ses longues années d'expérience dans l'industrie de sous-traitance automobile, les centrales électriques et les presses d'impression. Ce procédé convient aussi de façon exceptionnelle pour le nettoyage des câbles, étant donné qu'il est très efficace, protège la matière et la surface, est économique et permet de gagner du temps. Le TESV fait appel à du CO2 pur présentant approximativement la dureté de la craie. La neige carbonique sèche est obtenue lors du passage de l'état d'agrégat de l'état liquide à l'état gazeux. La neige carbonique proprement dite présentant une dureté identique à la craie est obtenue par compression. Cette neige carbonique sous forme de granulat-pellets est utilisée dans un jet. Les particules sont accélérées à environ 1000 km/h et rebondissent doucement sur la surface à nettoyer. Grâce à la température de -80 degrés Celsius, toute saleté est immédiatement congelée et éliminée. Il n'y a pas de résidus, car la neige carbonique ne passe pas à l'état liquide, mais est immédiatement sublimée en gaz avec la saleté. 

Le CO2 nécessaire est obtenu à partir de sources naturelles. Le gaz apparaît à la surface et peut être simplement capté dans les monts allemands de l'Eifel. Du CO2 est également produit dans la fabrication de l'ammoniac. Le procédé TESV convient non seulement pour les câbles, mais également pour les moteurs, les chaînes, les points corrodés -partout où des huiles, des graisses ou des abrasions de caoutchouc doivent être éliminées. Des câbles de transport propres contribuent beaucoup à la sécurité parce qu'ils peuvent être contrôlés visuellement de façon optimale et que les endommagements peuvent être identifiés en temps utile. 

Responsabilité pour insuffisances de sécurité 

Dr. Peter Vetter, directeur de la VVST, coopérative d'assurance des entreprises de transport public et de remontées mécaniques pour la responsabilité civile, a rendu compte des cas dans lesquels la responsabilité d'une entreprise de remontée mécanique était engagée. Au cours de l'année dernière, la VVST a repris les affaires de l'assurance spécialisée dans les remontées mécaniques « unifun ». La VVST encaisse chaque année des primes d'env. 10 millions de francs et traite plus de 2200 sinistres. La VVST offre également des prestations en conseil d'assurance en dehors de l'assurance responsabilité civile.  La loi sur les chemins de fer, resp. ses articles 40b-40f, entrée en vigueur le 1.1.2010 constitue la base du droit de la responsabilité civile des remontées mécaniques. La responsabilité civile du propriétaire de l'ouvrage entre en question lorsqu'intervient un accident ne relevant pas de l'exploitation, mais d'une autre cause telle que des places de parking glacées, des sols glissants ou des escaliers non éclairés dont la remontée mécanique est responsable. Des divergences existent chez les juristes pour savoir si les pistes de ski et les ouvrages sont aussi concernés. Etant donné que les entreprises de remontées mécaniques et de skilifts ont conclu avec leurs utilisateurs un contrat de transport, elles sont responsables de la sécurité des pistes et du service de sauvetage. On peut fondamentalement constater qu'il existe une obligation de prendre des mesures de protection chaque fois qu'est créée ou maintenue une situation dangereuse. Si l'exploitant de la remontée mécanique peut démontrer que l'on peut échapper à un danger connu, des dispositions de sécurité ne sont pas nécessaires. En dehors des périodes d'exploitation, une fermeture des pistes n'est en particulier pas nécessaire. Toutefois il est néanmoins recommandé d'opter pour la sécurité, dans un restaurant de montagne par un panneau sur les dangers de la descente pendant les travaux nocturnes sur les pistes, et au départ d'une piste, de rendre attentif aux travaux nocturnes par des panneaux parfaitement visibles. 

Une assurance responsabilité civile est un investissement judicieux pour une entreprise de remontées mécaniques lorsque l'assurance la rembourse plus ou moins de tous les dommages et intérêts qu'elle devrait elle-même verser aux sinistrés. Ceux qui exploitent une remontée mécanique prennent aussi finalement le risque qu'un accident intervienne, même si l'exploitation est réalisée avec le plus grand soin. Mais tant que les exigences, qui, selon les connaissances actuelles, sont réunies pour garantir la sécurité de l'exploitation sont satisfaites, le risque subsistant doit être désigné de modéré. Il ne représente pas un problème pour l'assuré et il est assurable. Finalement une assurance responsabilité civile couvre la plupart des dommages. Toutefois la négligence éliminée, des insuffisances reconnues, ou même des prises de risques dans l'exploitation pour raccourcir des procédures ou pour éviter des coûts peut conduire à une restriction de la couverture d'assurance en cas de sinistre. 

Les funiculaires de Magglingen et de Leubringen ont pu être visités à la suite de ces exposés très intéressants. Un buffet a suivi à l'Ecole de sports de Magglingen. Beaucoup de personnes ont participé à ces visites. Les 54èmes journées techniques de l'UCT, en collaboration avec les RMS, ont été à tous points de vue un plein succès. Même si le temps n'était pas complètement de la partie, l'exposition a été d'autant plus visitée et les contacts établis entre les membres et les fournisseurs. La réussite de ces journées dans la ville bilingue de Bienne restera encore longtemps un bon souvenir.